Embeded memories. Patrimonialisation des traces numériques

bucarest-lmerzeauTraces, mémoires et Communication

Souvent confinée à des problématiques de protection ou d’exhibition des données personnelles, la traçabilité numérique est étudiée ici sous l’angle des processus mémoriels qu’elle met en œuvre. Dans un premier temps, on rappelle comment les réseaux inaugurent une mémoire « par défaut », où on ne peut plus ne pas laisser de traces. En tant que données calculables, les traces servent à indexer les individus pour mieux anticiper leurs comportements. Cette traçabilité n’essaime donc pas seulement les informations profilaires. Elle menace aussi de réduire l’horizon informationnel de chacun aux limites prévisibles de son graphe social. Mais l’environnement numérique offre aussi de nombreux moyens de se réapproprier ses traces en les intégrant dans une mémoire partagée. Ce sont ces réappropriations qui sont examinées dans un deuxième temps, à travers différents processus de redocumentarisation. Dans ces pratiques, les traces ne sont plus seulement algorithmiques : elles retrouvent une dimension patrimoniale, par hybridation des sphères publiques et privées.

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18e colloque bilatéral franco-roumain en sciences de la communication,
organisé par l’université de Nice Sophia Antipolis (laboratoire I3M) et l’université de Bucarest,

juin-juillet 2011, Bucarest, Roumanie

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