Apprentissage en ligne et production collective de connaissances

Master Biens communs

2e séance de la saison 3 du webinaire « Biens communs numériques », organisé par le Master ICEN de l’université Paris Ouest et coordonné par Louise Merzeau, en partenariat avec SavoirsCOM1.

Avec :

Marie-Anne Chabin, Expert indépendant en archivage/records management, secrétaire général du CR2PA (Club de l’archivage managérial), chargée de cours à l’Université Paris Ouest Nanterre, chercheur en diplomatique numérique au laboratoire Dicen-IDF et blogueuse. Elle est à l’initiative du Mooc Bien archiver, la réponse au désordre numérique.

Robert Viseur, Ingénieur civil et Docteur en sciences appliquées de formation, assistant à la Faculté Polytechnique de l’Université de Mons, en Belgique.  Parmi ses domaines de compétence :  la valorisation des logiciels libres, les essaimages open source et la mise en œuvre de technologies libres de traitement de l’information.

Mot-dièse : #M2Communs

jeudi 25 février 2016 de 14h à 16h30

• captation vidéo de la séance accessible depuis le blog du Master ICEN

Mode d’emploi pour participer au webinaire

 

Nouvelles audiences, communautés de fans et datatainment

Master Biens communs

1ere séance de la saison 3 du webinaire « Biens communs numériques », organisé par le Master ICEN de l’université Paris Ouest et coordonné par Louise Merzeau, en partenariat avec SavoirsCOM1.

Avec :

Mélanie Bourdaa (@melaniebourdaa), Maître de conférence à l’Université Bordeaux 3 Michel de Montaigne, membre du laboratoire MICA
Nadia Elmrabet
(@zewiskas), Spécialiste des cultures numériques et du transmédia. Prépare une thèse en anthropologie à Londres, anciennement freelance en conception de contenu digital, contributrice à Ina Global.

jeudi 28 janvier 2016 de 14h à 16h30

• captation vidéo de la séance accessible depuis le blog du Master ICEN

Mode d’emploi pour participer au webinaire

Profil et collectif

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Séminaire Écritures numériques et éditorialisation


Le profil est le fruit d’une co-construction par les plateformes, les réseaux et les personnes. L’individu qui s’éditorialise est d’abord soumis aux dispositifs qui régissent chaque service. À la fois collectionneur et collection de données, quelle autonomie peut-il retirer de l’éditorialisation de soi ? Est-elle le stade ultime d’une aliénation aux logiques de profilage, comme dans les formes extrêmes de quantified-self ? Ou désigne-t-elle une voie d’émancipation par laquelle le sujet se réapproprie la production de son identité ?
Mis en réseau, l’individu connecté est aussi traversé par les autres, s’écrivant lui-même dans un tressage de réactions, conversations, bifurcations. À partir de quand ce réseau produit-il autre chose que de l’interaction ? Entre le like et la redocumentarisation collaborative, y a-t-il seulement une différence de degré, ou l’éditorialisation ne commence-t-elle qu’à partir d’un certain seuil d’intervention ? La connexion ne suffit pas à produire du collectif. L’éditorialisation en revanche implique une intentionnalité de mise en commun, à travers des protocoles de discussion, de réplicabilité et de transmission. Peut-on alors considérer que l’éditorialisation serait ce qui permet de passer du graphe au groupe ?

Avec

Irène Bastard, ingénieur et docteur en sociologie, mêlant dans ses travaux sur les TIC des approches opérationnelles et des études d’usage. Elle a participé au projet Algopol pour la mise en œuvre d’une application permettant d’enquêter à partir des comptes Facebook des participants à l’étude. Ses recherches portent en particulier sur le partage des informations en ligne, activité explorée à partir des traces numériques accumulées sur chaque compte d’enquêtés par Facebook et à partir d’enquêtes qualitatives avec des adolescents.

Éric Méchoulan, Ph.D. de théorie littéraire au Département de littérature comparée de l’Université de Montréal et docteur ès lettres de la Sorbonne nouvelle, professeur au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal depuis 1995.
Il s’intéresse à l’environnement numérique avec deux équipes : « Modèle d’une lecture hypertextuelle d’une pensée politique de Pascal » et « archiver à l’âge du numérique ». Ses recherches actuelles portent sur l’histoire matérielle des idées et les études intermédiales en proposant une « herméneutique des supports ». Il dirige actuellement le Virtuoso (Centre de recherche sur les usages, cultures et documents numériques). Il a notamment publié D’où nous viennent nos idées ? Métaphysique et intermédialité (VLB, 2010).

Les deux intervenants nous proposent de réfléchir et de dialoguer à partir des deux textes suivants :
• Éric Mechoulan, Profil éphémère (extrait de l’article @ : @ddress, @ttention, @rchive, @dministration)
• Irène Bastard, Extrait de la méthode Algopol

IRI / Sens public / Dicen-IDF
18 novembre 2015, Centre Georges Pompidou (salle Triangle), Paris
séance en duplex avec Montréal, avec synchronisation par PolemicTweet

consulter le site du séminaire

De l’identité à la présence : que faire de nos traces numériques?

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Université populaire du Havre


En quelques années, le numérique a évolué dans le sens d’une personnalisation des interfaces et des contenus : chacun, aujourd’hui, peut prétendre à une information sur mesure. La contrepartie est un traçage systématique des préférences et des comportements des utilisateurs sur les réseaux. Traduite en traces, l’identité relève alors de plus en plus du calcul et de la documentation. Livrée aux algorithmes, la personne fait l’objet de traitements et de transactions.
Cette évolution pose la question de la dépossession et de la réappropriation de sa « présence numérique ». En termes de contrôle ou de protection bien sûr, mais aussi d’exercice individuel et collectif d’une liberté, d’une mémoire et d’une sociabilité. Car notre environnement numérique doit d’abord se penser comme un espace à habiter, à construire et à partager.

12 octobre 2015, 18h30
Le Havre
Université – amphi A6 – UFR Lettres et sciences humaines
Entrée libre

• Support de présentation…

captation audio

Visiter le site du Volcan

Pour qu’Anne Frank ait enfin droit à la lumière (du domaine public)

Pour protester contre la décision, à la fois scandaleuse et illégale, des éditeurs et ayants droit d’Anne Frank de retarder l’entrée de son Journal dans le domaine public en 2016, je soutiens l’action engagée par Olivier Ertzscheid sur son blog (lire son très beau billet) et propose au téléchargement les fichiers e-pub de ce texte, qui, plus que tout autre, devrait être offert à l’humanité…

  • Version censurée par le père d’Anne Frank
  • Version non censurée

[mise à jour le 10 novembre]

Plusieurs des personnes à l’origine de cette action, dont Olivier Ertzscheid, ont reçu depuis une lettre de mise en demeure de la part de l’éditeur Le Livre de poche, les enjoignant au retrait des fichiers qu’ils avaient illégalement rendus disponibles. Bien que n’ayant pas reçu moi-même ce courrier, je retire à mon tour et en accord avec ces personnes les liens vers ces fichiers (afin, notamment de respecter les droits des traducteurs).
Nous restons cependant plus que jamais déterminés à accueillir, au 1er janvier 2016, et conformément à la loi, l’œuvre d’Anne Frank dans le domaine public. « Parce que le domaine public n’est pas « Het Achterhuis », il n’est pas cette « annexe », il est notre maison commune, celle de l’échange, celle du souvenir, celle où se construit et se perpétue la mémoire collective grâce à l’accès autorisé aux œuvres, sans contraintes, sans restrictions, sans dissimulation. »