Techniques d’oubli en environnement numérique

logo-cresat

Mémoire et numérique : entre collecte et oubli, enjeux sociétaux et professionnels


Chaque seconde, le moteur de recherche de Google mène une activité imperceptible pour les internautes : l’indexation. Ses mécanismes sont bien connus […]. La politique de désindexation des contenus est, quant à elle, beaucoup moins connue […]. Ce geste de désindexation, quasiment invisible, pose d’abord des questions juridiques, politiques et organisationnelles. […] Retirer un document peut nécessiter de complexes négociations avec des cadres législatifs concurrents, des équipes situées dans plusieurs pays et des acteurs aux intérêts différents. Quels critères commandent l’interprétation d’une situation problématique ? Quel est le devenir des documents retirés de l’index de Google ? Ont-ils un nouveau statut juridique, matériel et ontologique ? La gestion de la mémoire collective se pose alors également. Appareillées par des dispositifs, les modalités d’exercice de cette mémoire sont fragilisées. Les moteurs de recherche, comme la culture numérique, ont cependant une vertu heuristique : ils obligent à inventer de nouvelles formes de constitution de la mémoire, qui ne passeraient plus exclusivement par des foyers identifiés, comme les plateformes publiques ou propriétaires. Quelle « compétence mémorielle » et quels nouveaux « arts de la mémoire » sont ainsi à encourager pour anticiper les risques d’une « démémoire » cadrée ? Enfin, quelle place donner à l’oubli ? Dans quelles conditions peut-il s’exercer ?

Journée d’étude organisée par le laboratoire CRESAT
Comité d’organisation :
Marc Jahjah, Carsten Wilhelm, Fabien Bonnet, Timothée Euvrard

Avec :

  • Alessandro De Falco, legal specialist chez Google France
  • Karine Favro, MCF HDR en Droit public
  • Camille Desenclos, MCF en SIC, et responsable de la spécialité Archivistique – UHA
  • Claire Scopsi, MCF à l’INTD
  • Rolf Kailuweit, Professeur de Linguistique et Sciences des Médias et de la Communication à l’université de Freiburg
  • Catherine Roth, Docteur en SIC, – CRESAT
  • Mélanie Antoine, Réalisatrice chez « Les Voix d’Ici : L’audioguide des habitants»

mardi 13 décembre 2016
Faculté des sciences économiques, sociales et juridiques de Mulhouse (FESEJ)
Campus Fonderie, 16, rue de la Fonderie (Amphi 2)

logo-pdf Télécharger le programme

• support de présentation :

logo-pdf Télécharger la bibliographie

Consulter le site du CRESAT

Archives et archivage du patrimoine nativement numérique face aux attentats – projet ASAP

asap-1-72dpi

Louise Merzeau CC BY-SA

De #jesuischarlie à #offenturen – Archives et archivage du patrimoine nativement numérique face aux attentats.

Prenant pour point d’appui les archives du Web et des réseaux socio-numériques créées à la suite des attentats de janvier et novembre 2015, l’équipe ASAP, soutenue par le CNRS dans le cadre de l’appel à projets CNRS Attentats-Recherche, a mené une recherche interdisciplinaire (informatique, SIC, sociologie, histoire notamment) en partenariat avec les équipes de la BnF et de l’Ina chargées du DL Web et une partie de l’équipe européenne RESAW. Elle vous invite au dialogue autour de ces enjeux liés aux mémoires et au patrimoine nativement numérique des attentats de 2015.

Journée de clôture du projet ASAP,  piloté par Valérie Schafer

logo-pdf Télécharger le programme

Consultez le carnet de recherche du projet ASAP

 

 

De l’éditorialisation à l’éditorialisation

affiche-edito17
Séminaire Écritures numériques et éditorialisation
édition 2016-17 : L’éditorialisation, entre maîtrise et déprise

À partir des années 2000 les chercheurs commencent à utiliser le terme d’éditorialisation. En 2007, Bruno Bachimont en propose une définition précise, comme processus de redocumentarisation de ressources en contexte numérique, et la relie explicitement au contexte des pratiques documentaires, en particulier dans le domaine des archives audiovisuelles. Dix ans après, comment la notion s’est-elle enrichie ou déplacée ? En quoi le terme est-il encore opérationnel ? Son inscription dans l’univers de la documentation doit-elle être repensée ? Nous avons invité Bruno Bachimont à revenir avec nous sur cette histoire du mot et de l’idée d’éditorialisation, pour l’interroger sur ce qu’il appelle « l’économie de la variante à l’ère du numérique » et pour mieux circonscrire les chantiers qui restent à explorer.

Conférence de Bruno Bachimont, suivie d’une discussion
Séminaire organisé par la chaire de recherche Écritures numériques de l’université de Montréal, Sens Public et le laboratoire Dicen-IDF

Jeudi 17 novembre 2016

À Paris : 17h30-19h30
Cnam 2 rue Conté, 75003 Paris, M° Arts-et-Métiers
Salle 33.3.20 (entrée au fond à gauche de la cour, 3e étage, porte en face de l’ascenseur)

À Montréal : 11h30-13h30
Université de Montréal – salle C-8041 (Pavillon Lionel-Groulx)

captation vidéo

visiter le site du séminaire
consulter les archives PolemicTweet du séminaire

Il n’y a pas de mémoire sans une pensée de l’oubli

couv296
Archimag


Retour sur la question des rapports entre mémoire et oubli dans l’environnement numérique.

 

Entretien réalisé par Clémence Jost le 6 juin 2016.
Archimag N°296, juillet-août 2016.

logo-pdf Télécharger l’article

Accéder au site d’Archimag

Pour citer cet article

Louise Merzeau, « Il n’y a pas de mémoire sans une pensée de l’oubli », entretien par Clémence Jost, Archimag N°296, juillet-août 2016.

• captations vidéo de l’entretien