Les fake news, miroir grossissant de luttes d’influences


Ina Global
(série sur les fake news)


De quoi les fake news sont-elles le nom ? De beaucoup de choses, à en juger par l’impressionnante somme de discours qu’elles ont déjà suscités dans les médias, les réunions scientifiques et les espaces de discussion, en ligne ou en ville et ce, dans plusieurs pays. De fait, la problématique rassemble tous les attributs d’une véritable question de société, dont chacun s’empare avec son propre système de croyances et de compétences. Révélatrice d’impensés, creuset de controverses, miroir grossissant de luttes d’influence, elle déstabilise les certitudes et met en lumière des déplacements qu’on préférait ne pas voir.

Lire la suite sur le site d’Ina Global

Pour citer cet article

Louise Merzeau, « Les fake news, miroir grossissant de luttes d’influences », Ina Global, mis en ligne le 19/05/2017.

 

Techniques d’oubli en environnement numérique

logo-cresat

Mémoire et numérique : entre collecte et oubli, enjeux sociétaux et professionnels


Chaque seconde, le moteur de recherche de Google mène une activité imperceptible pour les internautes : l’indexation. Ses mécanismes sont bien connus […]. La politique de désindexation des contenus est, quant à elle, beaucoup moins connue […]. Ce geste de désindexation, quasiment invisible, pose d’abord des questions juridiques, politiques et organisationnelles. […] Retirer un document peut nécessiter de complexes négociations avec des cadres législatifs concurrents, des équipes situées dans plusieurs pays et des acteurs aux intérêts différents. Quels critères commandent l’interprétation d’une situation problématique ? Quel est le devenir des documents retirés de l’index de Google ? Ont-ils un nouveau statut juridique, matériel et ontologique ? La gestion de la mémoire collective se pose alors également. Appareillées par des dispositifs, les modalités d’exercice de cette mémoire sont fragilisées. Les moteurs de recherche, comme la culture numérique, ont cependant une vertu heuristique : ils obligent à inventer de nouvelles formes de constitution de la mémoire, qui ne passeraient plus exclusivement par des foyers identifiés, comme les plateformes publiques ou propriétaires. Quelle « compétence mémorielle » et quels nouveaux « arts de la mémoire » sont ainsi à encourager pour anticiper les risques d’une « démémoire » cadrée ? Enfin, quelle place donner à l’oubli ? Dans quelles conditions peut-il s’exercer ?

Journée d’étude organisée par le laboratoire CRESAT
Comité d’organisation :
Marc Jahjah, Carsten Wilhelm, Fabien Bonnet, Timothée Euvrard

Avec :

  • Alessandro De Falco, legal specialist chez Google France
  • Karine Favro, MCF HDR en Droit public
  • Camille Desenclos, MCF en SIC, et responsable de la spécialité Archivistique – UHA
  • Claire Scopsi, MCF à l’INTD
  • Rolf Kailuweit, Professeur de Linguistique et Sciences des Médias et de la Communication à l’université de Freiburg
  • Catherine Roth, Docteur en SIC, – CRESAT
  • Mélanie Antoine, Réalisatrice chez « Les Voix d’Ici : L’audioguide des habitants»

mardi 13 décembre 2016
Faculté des sciences économiques, sociales et juridiques de Mulhouse (FESEJ)
Campus Fonderie, 16, rue de la Fonderie (Amphi 2)

logo-pdf Télécharger le programme

• support de présentation :

logo-pdf Télécharger la bibliographie

Consulter le site du CRESAT

Archives et archivage du patrimoine nativement numérique face aux attentats – projet ASAP

asap-1-72dpi

Louise Merzeau CC BY-SA

De #jesuischarlie à #offenturen – Archives et archivage du patrimoine nativement numérique face aux attentats.

Prenant pour point d’appui les archives du Web et des réseaux socio-numériques créées à la suite des attentats de janvier et novembre 2015, l’équipe ASAP, soutenue par le CNRS dans le cadre de l’appel à projets CNRS Attentats-Recherche, a mené une recherche interdisciplinaire (informatique, SIC, sociologie, histoire notamment) en partenariat avec les équipes de la BnF et de l’Ina chargées du DL Web et une partie de l’équipe européenne RESAW. Elle vous invite au dialogue autour de ces enjeux liés aux mémoires et au patrimoine nativement numérique des attentats de 2015.

Journée de clôture du projet ASAP,  piloté par Valérie Schafer

logo-pdf Télécharger le programme

Consultez le carnet de recherche du projet ASAP

 

 

Le web des années 1990

Parcours guidé dans les archives du web de la BnF

Si aujourd’hui Internet Archive peut s’enorgueillir de conserver 487 milliards de pages, son effort a été rejoint notamment par celui de bibliothèques nationales. Il y a dix ans, au sein d’un mouvement européen de plus en plus préoccupé par la conservation de ce patrimoine nativement numérique, reconnu par une charte de l’Unesco de 2003, la France se lançait officiellement à son tour. Dès le début des années 2000 elle s’est penchée sur la question, mais c’est en 2006, au sein de la loi DADVSI (loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information), que la Bibliothèque nationale de France (BnF) et l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) se voient officiellement confier la mission de préserver et conserver le Web « français » au titre du dépôt légal : à l’Ina revient l’archivage des sites et contenus médiatiques liés au monde de l’audiovisuel, le reste est confié à la BnF.

Bien sûr il ne s’agit pas d’un archivage exhaustif : les captures des sites sont plus ou moins profondes, parfois qu’à un ou deux clics de profondeur. En outre à des collectes très régulières (les sites de presse sont par exemple archivés quotidiennement par la BnF), répondent des collectes plus ponctuelles, « collectes dites larges » qui, à la BnF, concernent en 2016 une fois par an quatre millions et demi de sites enregistrés en France ou produits par des Français.

Consultables aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France mais aussi dans plusieurs bibliothèques en région, les archives du Web de la BnF et de l’Ina gardent les traces de nos activités en ligne dans des domaines variés – personnels, professionnels, politiques, sociaux, économiques. Déjà le monde académique s’en empare, à l’instar de notre équipe de recherche, Web90, qui travaille à analyser le patrimoine, les mémoires et l’histoire du Web des années 1990 en France.

Lire la suite

Consultez les parcours guidés dans les archives de l’internet de la BnF
Consultez le carnet de recherche du projet web90