Le web en mode labs

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Ateliers du dépôt légal du Web à l’Ina
(saison 6, atelier 5)

Participatif, contributif, au coeur de l’économie du partage, le web est aujourd’hui affecté ou mis à contribution par des dynamiques communautaires et sociales de bricolage et/ou d’innovation ascendante souvent nées dans les labs ou espace de co-working.

Comment passe-t-on du site au tiers lieu et réciproquement (imbrication des espaces, hybridation présentiel/distanciel) ? Quelle est la place des plateformes, des initiatives individuelles et des dynamiques collectives ? Quel nouveaux usages se développent dans ces contexte ? Le faire constitue-t-il une alternative aux réseaux sociaux … ?

Avec :

  • Laurence Allard , Sémiologue, maître de conférences  en sciences de l’information et de la communication à l’Université Lille 3, chercheuse à l’Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel (IRCAV) de Paris 3
  • Sylvia Fredriksson, Designer, formatrice en technologies numériques, La Fonderie de l’image et Paris 1.
  • Christophe Batier, directeur technique de l’ICAP à l’Université de Lyon 1

logo-dicenIDF-blanc1vendredi 26 juin  2015 de 14h30 à 17h30
Ina, Centre Pierre Sabbagh, Paris

Pad pour la prise de notes collective

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Web et spectacle vivant

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Ateliers du dépôt légal du Web à l’Ina
(saison 6, atelier 4)

Plus de 100 millions de vidéos musicales live disponibles sur YouTube,  plus de 20 000 concerts retransmis annuellement via le web… Alors que les performances d’artistes se mesurent désormais en millions de vues sur les plateformes de partage, que les captations de spectacles vivants sont devenues un vecteur de promotion et de diffusion, nous souhaitons lors de notre prochaine séance d’atelier apporter un éclairage sur la manière dont Internet, les plateformes de partage, la généralisation de terminaux mobiles, ont bouleversé le périmètre du spectacle vivant, transformant radicalement et de manière plus générale les usages des publics dans la sphère culturelle.

Comment le web est-il devenu une plateforme de diffusion et consommation du spectacle vivant ? S’agit-il d’un levier de croissance ou d’un risque pour l’économie du spectacle vivant ? Comment peut-il en enrichir, structurer et documenter l’offre ? Quels sont les impacts sur la règlementation du secteur ?

Telles seront quelques unes des questions qui seront abordées.  Dans un but de cohérence avec notre activité patrimoniale, les thématiques traitées seront rattachées aux enjeux de la collecte, de la préservation et de l’archivage des contenus issus du web.

Avec :

logo-dicenIDF-blanc1vendredi 22 mai  2015 de 14h30 à 17h30
Ina, Centre Pierre Sabbagh, Paris

Pad pour la prise de notes collective

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Le profil : passerelle entre passé et présent

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Journée d’étude


Journée consacrée à la présentation des travaux réalisés pendant l’année de préfiguration du projet PROFIL (Partage, Reconstitution et Organisation de Fictions identitaires en Ligne), dans le cadre du labex Passés dans le présent

 

20 mai 2015
MAE, Université Paris Ouest
Nanterre

Programme

10h Louise Merzeau Ouverture
10h30 Camille Paloque-Berges et Haud Gueguen Généalogie de la notion de profil
11h35 Lionel Barbe et Antoine Courtin Profils fictifs de personnages publiques sur Twitter : entre communication et médiation
12h10 Aranthell 14-18 : mise en scène de l’archive, création au service de la mémoire
Pause déjeuner
14h30 Nicolas Sauret Typologie des dispositifs profilaires d’éditorialisation
14h50 Gilles Bertin Éléments de techniques de narration et de genèses de personnages en fiction
15h10 Table ronde animée par Nicolas Sauret Du profil fictif à la fiction participative : rencontre avec des joueurs-auteurs d’Anarchy.fr
15h50 Julien Hage Des matériaux « historiques » numériques pour les profils ? : biographèmes, régimes d’historicité et présence numérique

 

• Archive du fil Twitter
• Les captations vidéos seront bientôt mises en ligne sur ce site

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Identités numériques. Expressions et traçabilité

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Les Essentiels d’Hermès

Coordonné par Jean-Paul Fourmentraux

À l’ère d’Internet, l’expression de nos identités numériques est prise en porte-à-faux. D’un côté, l’invention par les citoyens-internautes de nouvelles modalités d’expression et de revendications identitaires, individuelles et collectives sont susceptibles de renforcer le lien social et l’existence démocratique. D’un autre côté, la propension de contrôle de ces identités à des fins économiques et politiques s’accroît via la captation, la fidélisation et la traçabilité des profils. Répression et surveillance de nos comportements numériques semblent plus que jamais d’actualité. Comment maîtriser ses identités numériques ? Peut-on être personne sur le réseau ? Peut-on effacer ses traces ? Que faire de tous nos mots de passe et identifiants ? Ce volume des Essentiels d’Hermès propose de mettre en lumière les ressorts et dilemmes de la présence en ligne et de l’« être ensemble », ou autrement dit de la communication à l’ère numérique.

CNRS éditions
collection « Les Essentiels d’Hermès »
ISBN : 978-2-271-08702-7
240 pages

À l’intérieur : reprise de l’article de Louise Merzeau “Du signe à la trace” paru dans  Hermès N°53, Traçabilité et réseaux, CNRS éditions, p. 23-29.

Sommaire complet du volume

Le profil : nouvelle matrice attentionnelle


Séminaire Le design de l’attention – Création et Automatisation

Internet génère aujourd’hui des données personnelles autoproduites, auto-captées et auto-publiées par les personnes elles-mêmes – délibérément ou non – et utilisées par le calcul intensif sur ces données massives par les services marketing. Depuis la naissance des grands réseaux sociaux tel Facebook, nous découvrons le mimétisme automatisé fondé sur l’effet de réseau et les boucles de rétroaction produites en temps réel par les big data au sein de foules artificielles réticulées. Engendrées par la rétention tertiaire numérique, les foules artificielles connectées constituent l’économie du crowd sourcing qu’il faut entendre en de multiples sens – et dont le cognitariat est une dimension. Les big data sont pour une très large part des technologies d’exploitation des potentialités du crowd sourcing sous ses diverses formes, dont le social engineering est un trait majeur. Internet est aujourd’hui un pharmakon qui devient une technique d’hyper-contrôle et de dés-intégration sociale. De nos jours, le traitement automatique des données personnelles issues des réseaux sociaux consiste à court-circuiter toute singularité qui pourrait se former au niveau de l’individu collectif – singularité collective qui constitue la différenciation idiomatique, laquelle est la condition de toute signification comme de tout sens –, transformant les singularités individuelles en particularités individuelles. A la différence du singulier, qui est incomparable, le particulier est calculable, c’est à dire manipulable et soluble dans ces manipulations. Faute d’une nouvelle politique de l’individuation, les réseaux sociaux virtuels ne peuvent devenir que des facteurs de dissociation. Comment transformer les réseaux sociaux dissociés actuels en réseaux sociaux associés, composés d’individus singuliers et apportant des réponses fondées sur des interprétations différentes?

Séminaire organisé par l’Iri
Sous la direction de Igor Galligo et Bernard Stiegler

avec  Antonio Casilli, Nicolas Auray et Louise Merzeau

Paris, 7 mai 2015

• support de la présentation

Consulter le site du séminaire