De la face au profil : les traces font-elles visage ?

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Premier médium de la relation humaine, le visage est le lieu même de l’expression et de l’identité, mais aussi des normes sociales qui le maquillent ou le transforment en faciès. Autant de caractéristiques qui semblent se transposer aujourd’hui aux traces numériques par lesquelles nous existons sur les réseaux. Indices de notre présence et de nos liens, mais aussi objets de stratégies de captation et de (re)construction, elles précèdent désormais tout rapport à nous-mêmes. Les traces font-elles pour autant visage ? Fragile équilibre entre être et avoir, entre profondeur et surface, entre vivant et artefact, entre présence et avatar, le visage peut-il se virtualiser sans basculer d’un côté ou de l’autre ?  S’atomiser dans un insaisissable miroitement d’instants, ou perdre la face au profit d’un profil ? À moins que le milieu numérique n’apporte en lui-même un nouveau trouble, apte à réinventer l’énigme des visages…

Séminaire de recherche interdisciplinaire TTH organisé par le Laboratoire COSTECH (Connaissance, Organisation et Systèmes TECHniques) et l’Institut Faire Faces (IFF) – CHU d’Amiens

Le but de ce séminaire est de réfléchir aux effets de la technologie sur l’identité et l’humanité en  interrogeant simultanément l’intervention technologique sur le visage et le nouveau statut de la trace dans l’environnement numérique.

Lundi 6 octobre de 10h30 à 12h30
Université de Technologie de Compiègne
Centre Pierre Guillaumat 1 – salle K122

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Traces captées, traces éditorialisées

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Mémoire numérique. Publics, ressources et bibliothèques en mutation


Après avoir dû assurer la transition des supports analogiques aux supports digitaux, les bibliothèques doivent désormais négocier le virage vers une culture numérique. Dans ce nouveau contexte, l’externalité technologique cède la place à des effets de milieu, la notion même de support devient caduque et le problème de la rétention des traces change radicalement de sens. Ce n’est plus sur leur enregistrement ou leur indexation que doit s’exerer une médiation, mais sur leur éditorialisation.

logo-mediadixJournée d’étude organisée par Médiadix et l’URFIST de Paris avec le soutien de la DRAC Ile de France et du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

Vendredi 10 octobre 2014
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Pôle Métiers du livre, Saint-Cloud

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Culture numérique, média, communs et vivre ensemble

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L’équipe de DOCpourDocs, site mutualiste réalisé par des professeurs documentalistes, m’a soumis quelques questions sur la place de la culture numérique à l’école et sur l’enseignement d’une philosophie des communs.

Extrait

Il faut s’affranchir d’une pensée instrumentale, qui est encore celle de l’informatique, et prendre conscience que le numérique désigne désormais un milieu beaucoup plus qu’un outil. C’est ainsi que le vivent la plupart des utilisateurs au quotidien, mais l’institution l’envisage encore bien souvent dans un rapport d’extériorité au système de connaissance, de mémoire et de transmission qu’elle est censée perpétuer. Ainsi, on insiste sur les effets de vitesse, d’automatisme ou de formalisme inhérents à la technologie numérique, là où les usagers ressentent au contraire des effets d’enveloppement, de continuum, voire de naturalisation des prothèses techniques. On a tendance à confiner le numérique dans des sections, des lieux et des créneaux séparés, alors qu’il faudrait le penser comme le contexte qui réorganise l’ensemble des connaissances.

septembre 2014

Lire l’entretien en ligne sur le site de DOCpourDocs

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Digital labor

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Ateliers du dépôt légal du Web à l’Ina

Saison 5 – séance 6

L’évolution du web depuis une quinzaine d’années a mis l’utilisateur au centre de la scène numérique. Désormais moteur d’une production de l’information qui se nourrit des opérations de recherche, de tri, de recommandation et de redocumentarisation qu’il effectue, son activité génère de la valeur. Sans elle, pas de « bases de données des intentions » (John Battelle), pas de ciblage comportemental, pas de crowdsourcing ni de régime conversationnel possibles…
Cette activité est-elle pour autant assimilable à un travail et, à ce titre, devrait-elle être réglementée et rémunérée, comment et à quelle conditions ?
Ce débat ne soulève pas seulement des questions d’ordre économique. C’est toute la définition de la valeur de l’information (technique, symbolique, documentaire…) qui est en jeu, ainsi que la réévaluation du sens même de notre présence en ligne dans une société où le numérique est désormais pervasif.

Avec :

Dominique Cardon (@karmacoma),
Antonio Casilli (@bodyspacesoc).

vendredi 20 juin 2014 – 14h30-17h30
Ina, Centre Pierre Sabbagh, Paris 13e

accès au pad de la prise de notes collective

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Numériquement vôtre

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5e édition de Futur en Seine

Cause ou conséquence, les crises multiples que nous subissons et les manières dont le numérique modifie ce que nous connaissons nécessitent une remise en question historique de nos productions, de nos modèles et de nos organisations issues du XXe siècle. Le numérique est autant une révolution culturelle et sociale qu’une nouvelle révolution industrielle et économique. L’esprit du numérique modifie en profondeur tous les secteurs de la société et redéfinit les façons dont nous devons fabriquer les choses.

Projection du film Numériquement vôtre, réalisé par INRIA, suivi d’une discussion avec différents experts animée par le journaliste Jérôme Colombain.

14 juin 2014 à 16h30 au Cnam (Paris)

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